perso of the year

Personnalité de l’année

par Juliette MEULLE

Adèle Heanel actrice et engagée

ADÈLE HAENEL, de sa carrière d’actrice à ses engagements en tant que femme, son actualité mêle cinéma et combat féministe. Soutenu lors de la cérémonie des Césars lorsqu’elle quitte la salle et déclare «  C’est une honte !  », elle devient un symbole de l’indignation générale face à la récompense de Roman POLANSKI. De son début de carrière, aux évènements qui l’ont construite, Adèle HAENEL que nous nommons personnalité de l’année, continue de nous inspirer et de nous donner envie de nous battre pour une société plus juste.


Carte d’identité

Prénom : Adèle
Nom : Heanel
Date de naissance :
11 Février 1989
Profession : Actrice

Quelques films

Portrait de la jeune fille en feu
Céline Sciamma
120 Battements par minutes
Robin Campillo
Les Combattants
Thomas Cailley
Suzanne
Katell Quillévéré
Les Diables
Christophe Ruggia

Récompenses

César de la meilleure actrice
Les Combattants – 2015
César de la meilleure actrice dans un second rôle
Suzanne – 2014
Révélation féminine de l’année
L’Apollonide – 2012

ADÈLE HAENEL, de sa carrière d’actrice à ses engagements en tant que femme, son actualité mêle cinéma et combat féministe. Soutenue lors de la cérémonie des Césars lorsqu’elle quitte la salle et déclare «  C’est une honte !  », elle devient un symbole de l’indignation générale face à la récompense de Roman POLANSKI. De son début de carrière, aux évènements qui l’ont construite, Adèle HAENEL que nous nommons personnalité de l’année, continue de nous inspirer et de nous donner envie de nous battre pour une société plus juste.


Une carrière d’actrice

C’est à l’âge de douze ans, lorsqu’elle accompagne son grand frère à un casting, que Christophe Ruggia la remarque et l’imagine dans le rôle de Chloé dans Les Diables.


Une carrière d’actrice

C’est à l’âge de douze ans, lorsqu’elle accompagne son grand frère à un casting, que Christophe Ruggia la remarque et l’imagine dans le rôle de Chloé dans Les Diables. Depuis, la Française a décroché deux Césars. Un pour le meilleur second rôle dans Suzanne, et l’autre pour la meilleure actrice dans Les Combattants.

Depuis, la Française a décroché deux Césars. Un pour le meilleur second rôle dans Suzanne, et l’autre pour la meilleure actrice dans Les Combattants.

La comédienne choisit les personnages qu’elle interprète selon ses convictions et ses combats, comme lorsqu’elle incarne Sophie, bénévole pour l’association Act Up qui lutte contre l’indifférence face à la propagation du sida dans le film 120 battements par minute.

Récemment nommée aux César 2020 pour son rôle dans le film de Céline Sciama, Portrait d’une jeune fille en feu, la féministe ne terminera pas la cérémonie

Distinguer Polanski, c’est cracher au visage de toutes les victimes. C’est dire que violer des femmes ce n’est pas si grave.  »
New york time
Distinguer Polanski, c’est cracher au visage de toutes les victimes. C’est dire que violer des femmes ce n’est pas si grave.  »
New york time


Engagée, mais aussi victime

C’est le 3 novembre 2019 que la jeune française délivre son secret dans une enquête écrite par Marine Turchi et publiée chez Mediapart.

Elle accuse celui qui l’a découverte, mais aussi celui qui l’a détruite  Christophe Ruggia. A l’âge de 12 ans, la jeune adolescente se retrouve victime d’attouchements, harcelée et emmêlée dans les maillons d’une emprise dont elle ne se délivrera que 3 ans plus tard à l’aube de ses 15 ans.

C’est à l’automne 2019 donc, qu’elle décide de parler publiquement. Cette affaire, niée par son agresseur, lui vaudra d’être la première actrice française à prendre la parole et devenir le nouveau visage du mouvement #metoo dans l’industrie du cinéma français. Elle se bat pour la libération de la parole des victimes et abolir l’omerta.


#LesCésarsdelahonte


Le 29 février 2020, la cérémonie des Césars animée par Florence Foresti commence malgré une ambiance électrique. Dehors un groupe de féministes crie au scandale des douze nominations du film J’accuse de Roman Polanski, dont celui du meilleur réalisateur. A l’intérieur, Adèle, qui s’est prononcée quelques jours auparavant au New York Times : «  Distinguer Polanski, c’est cracher au visage de toutes les victimes. C’est dire que violer des femmes ce n’est pas si grave.  » Le débat fait rage, faut-il séparer l’homme de l’artiste ? L’académie a montré son point de vue, Roman Polanski remporte le prix de meilleur réalisateur et la France s’indigne. Adèle «  se lève et se casse  » dira Virginie Despentes dans une tribune au journal Libération. Plus tard, l’actrice confiera à Mediapart : «  Ce qu’ils ont fait hier soir, c’est nous renvoyer au silence, nous imposer l’obligation de nous taire.  »

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Personnalité de l’année – Adèle Heanel actrice et engagée

Personnalité de l’année
Adèle Heanel actrice et engagée

par Juliette MEULLE

Carte d’identité

Prénom : Adèle
Nom : Heanel
Date de naissance :
11 Février 1989
Profession : Actrice

Quelques films

Portrait de la jeune fille en feu – Céline Sciamma
120 Battements par minutes – Robin Campillo
Les Combattants – Thomas Cailley
Suzanne – Katell Quillévéré
Les Diables – Christophe Ruggia

Récompenses

César de la meilleure actriceLes Combattants – 2015
César de la meilleure actrice dans un second rôleSuzanne – 2014
Révélation féminine de l’annéeL’Apollonide – 2012

ADÈLE HAENEL, de sa carrière d’actrice à ses engagements en tant que femme, son actualité mêle cinéma et combat féministe. Soutenue lors de la cérémonie des Césars lorsqu’elle quitte la salle et déclare « C’est une honte ! », elle devient un symbole de l’indignation générale face à la récompense de Roman POLANSKI. De son début de carrière, aux évènements qui l’ont construite, Adèle HAENEL que nous nommons personnalité de l’année, continue de nous inspirer et de nous donner envie de nous battre pour une société plus juste.

Une carrière d’actrice

C’est à l’âge de douze ans, lorsqu’elle accompagne son grand frère à un casting, que Christophe Ruggia la remarque et l’imagine dans le rôle de Chloé dans Les Diables. Depuis, la Française a décroché deux Césars. Un pour le meilleur second rôle dans Suzanne, et l’autre pour la meilleure actrice dans Les Combattants.


La comédienne choisit les personnages qu’elle interprète selon ses convictions et ses combats, comme lorsqu’elle incarne Sophie, bénévole pour l’association Act Up qui lutte contre l’indifférence face à la propagation du sida dans le film 120 battements par minute.
Récemment nommée aux César 2020 pour son rôle dans le film de Céline Sciama, Portrait d’une jeune fille en feu, la féministe n’assistera pas à la fin de la cérémonie.

«  Distinguer Polanski, c’est cracher au visage de toutes les victimes. C’est dire que violer des femmes ce n’est pas si grave.  »

New york timeS

Engagée, mais aussi victime.

C’est le 3 novembre 2019 que la jeune Française délivre son secret dans une enquête écrite par Marine Turchi et publiée chez Mediapart. Elle accuse celui qui l’a découverte, mais aussi celui qui l’a détruite  Christophe Ruggia. A l’âge de 12 ans, la jeune adolescente se retrouve victime d’attouchements, harcelée et emmêlée dans les maillons d’une emprise dont elle ne se délivrera que 3 ans plus tard à l’aube de ses 15 ans.

C’est à l’automne 2019 donc, qu’elle décide de parler publiquement. Cette affaire, niée par son agresseur, lui vaudra d’être la première actrice française à prendre la parole et devenir le nouveau visage du mouvement #metoo dans l’industrie du cinéma français. Elle se bat pour la libération de la parole des victimes et abolir l’omerta.

#LesCésarsdelahonte

Le 29 février 2020, la cérémonie des Césars animée par Florence Foresti commence malgré une ambiance électrique. Dehors un groupe de féministes crie au scandale des douze nominations du film J’accuse de Roman Polanski, dont celui de meilleur réalisateur. A l’intérieur, Adèle, qui s’est prononcée quelques jours auparavant au New York Times  : « Distinguer Polanski, c’est cracher au visage de toutes les victimes. C’est dire que violer des femmes ce n’est pas si grave. » Le débat fait rage, faut-il séparer l’homme de l’artiste ? L’académie a montré son point de vue, Roman Polanski remporte le prix du meilleur réalisateur et la France s’indigne. Adèle « se lève et se casse » dira Virginie Despentes dans une tribune au journal Libération. Plus tard, l’actrice confiera à Mediapart : « Ce qu’ils ont fait hier soir, c’est nous renvoyer au silence, nous imposer l’obligation de nous taire. »

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Écrit par Juliette MEULLE